Sur les flots azurés glisse le blanc navire

Sur les flots azurés des étendues splendides

Glisse le blanc navire. Ses voiles innocentes

Épousent tous les vents aux plaintes caressantes,

Dans le parfum salé des embruns translucides.

nn

Glisse le blanc navire. Ses voiles innocentes,

Chimères lumineuse, ô douleur de l’instant !

Au-delà du rivage, de l’azur triomphant,        

Sur les brisants dorés, dans les clartés dolentes.

 

Chimères lumineuse, ô douleur de l’instant,

Ô délices marines, ô déchirant bonheur !

Sur l’océan serein qui emplie tout mon cœur,

Le voilier fringant vogue éternellement.

 

Ô délices marines, ô déchirant bonheur !

Et l’horizon s’unit aux lavis embués

Des nues mélancoliques aux soirs désabusés

De mon amour défunt, écume de la mer.