Ô nuit…

Ô nuit dans les hivers infinis,
Sous les lunaisons fantasques,
Qui délaisse tous les réceptacles
De l’âme au fond de l’oubli.

Ô nuit, aux deuils infinis
Aux affres de l’aurore embuée
Et des remords assourdis
Dans l’antre des êtres délaissés.

Ô nuit qui occulte l’espérance
Et oppresse les cœurs las
Laisse échapper les errances
Quand vient l’éclat gris, si délicat.

Car pointe le jour dans les brumes allégées
La clarté s’ébauche au détour des pensées
Pour recueillir les sons des silences unis
Et retrouver l’amour que l’on croyait enfui,
Délivré des obscurités.